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25 octobre 2018

Délinquance des mineurs étrangers : la majorité dans le déni !

Une cellule policière spécialisée dans la lutte contre la délinquance des mineurs étrangers va être créée à Brest pour centraliser le travail des commissariats de Quimper, Concarneau Morlaix et Brest. 

C’est une très bonne nouvelle tant les actes commis par certains de ces mineurs se multipliaient ces derniers mois.

Mais, alors que les services de police s’organisent pour tenter de répondre à cette nouvelle délinquance, que fait le Conseil Départemental pour surveiller ces Mineurs Non Accompagnés dont il a la charge ? 

Réponse : rien. Absolument rien !  Pire, il nie même que le problème existe !

A une question écrite sur ce sujet, posée jeudi dernier en séance plénière (question et réponse en cliquant ici), la Présidente du Conseil Départemental, par la voix de son Vice-président en charge de la Solidarité, refusait de répondre aux élus qui voulaient légitimement savoir « combien de Mineurs Non Accompagnés, dont le Département a la charge, avaient été mis en cause par les services de Police et l’Autorité Judiciaire ». 

L’exécutif refusait même de reconnaître que certains mineurs pouvaient poser problème en affirmant que : « les Mineurs Non Accompagnés pris en charge au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance sont respectueux des règles de notre société ».

Une sorte de déni total.

Heureusement, les services de police sont plus transparents et confirment donc à la presse que : « En 2018, 217 Mineurs Isolés Etrangers, ayant commis au moins une infraction, étaient recensés par les policiers de Brest » (Ouest-France du 24 octobre 2018).

Depuis des années, la majorité socialiste met sous le tapis les problématiques budgétaires (8,5 millions d’euros sont dédiés à l’accueil des MNA en Finistère) et sécuritaires induites par l’arrivée importante de Mineurs Non Accompagnés qui s’avèrent, en réalité, être des majeurs à près de 60%.

Nous dénonçons l’attitude de la majorité socialiste qui ne prend pas ce problème à bras le corps et qui, de fait, le renforce. 

Le Finistère est le département breton qui accueille le plus de Mineurs Non Accompagnés. Ils étaient 308 au 11 juin 2018 (chiffres Conseil départemental du Finistère). Au 1er janvier 2017, ils étaient 203 dans le Finistère contre 174 en Ille-et-Vilaine (167 pour le Morbihan et 83 en Côtes d’Armor) (chiffres Assemblée des Départements de France). 

Nous pensons que face à cette dégradation du climat dans les principales villes du Département, l’exécutif départemental doit faire preuve d’une extrême rigueur dans la gestion des Mineurs Non Accompagnés dont il a la charge.

Il ne peut pas continuer d’ignorer les inquiétudes de la population confrontée à ces faits de délinquance parfois très violents qui s’exercent parfois contre les propres services du Département (comme cela s’est notamment produit contre des agents du CDAS de Brest Saint-Marc les 6 août et 23 octobre derniers). Il ne peut pas non plus ignorer la frustration des services de police qui mènent des procédures le matin et retrouvent les délinquants dans la rue le soir.

Ce laisser-aller menace à court terme le pacte républicain. 

Une population exaspérée, des services publics frustrés, se sentant impuissants et parfois agressés : c’est là, la meilleure recette pour voir les valeurs républicaines reculer. Par son inaction, la majorité socialiste du Département, se rend complice de cela.

Les 24 Conseillers Départementaux de l’Alliance pour le Finistère demandent donc trois choses à la Présidente du Département :

Sur le principe :

  • qu’elle prenne enfin en compte, sans préjugé, les inquiétudes de la population et des services publics concernés par les faits de délinquance commis par certains Mineurs Non Accompagnés.

Concrètement :

  • qu’elle informe en toute transparence et en tous points les élus et les Finistériens sur la situation réelle des Mineurs Non Accompagnés dont le Département a la charge ;
  • qu’elle créée une instance élargie de dialogue entre les élus et services du Conseil Départemental, la Préfecture, les services de police et l’autorité judiciaire sur le suivi des Mineurs Non Accompagnés.

 


A lire dans le Ouest-France du 25 octobre :


7 octobre 2016

Kérichen : une fermeture sans discussion, sans concession

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Fin janvier 2016, la majorité socialiste du département soumettait son budget 2016 au vote de l’Assemblée du Finistère. Entre différents rapports qui composaient ce budget, celui de fermer le collège de Kérichen figurait parmi les plus importants. Cette délibération se présentait comme étant issue d’une « concertation locale » et comme intégrant « certaines demandes liées […] à la continuité des parcours scolaires. » Comprendra qui veut.

Cependant, malgré toute la bonne volonté rédigée dans ce rapport, rien de tout cela n’a été suivi d’effet. Bien au contraire.

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14 juin 2016

Rendre des comptes aux électeurs en toute transparence

 

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En mars 2015  à la suite des élections départementales, l’Alliance pour le Finistère a multiplié par deux le nombre de ses élus. Sur les 24 conseillers qui composent le groupe, 21 sont de nouveaux élus. Ils portent un regard neuf sur l’action du Conseil départemental, et souhaitent rendre des comptes aux Finistériens sur l’usage qui est fait des moyens du département et sur les politiques qui sont conduites.

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