Blog de l'Alliance pour le Finistère

10 février 2020

Hommage à Jean PIRCHE et Jean-Michel PERHIRIN

Les élus de l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE souhaitent rendre hommage à deux anciens Conseillers généraux, Jean PIRCHE et Jean-Michel PERHIRIN, décédés en ce début du mois de Février 2020.

Ils étaient tous les deux membres de l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE.

Jean PIRCHE s’est éteint le 5 février dernier à l’âge de 97 ans. Avocat de carrière, il débute sa carrière politique finistérienne en 1985, en devenant Conseiller général RPR de l’ancien canton de Pleyben. Sous la présidence de Charles MIOSSEC, il devient ainsi Vice-président du Conseil général du Finistère en charge du personnel.

Il est, par ailleurs, élu en 1989 pour la première fois à Lannédern, avant d’en devenir Maire de 1995 à 2008. En 1999 il devient également le premier président de la Communauté de communes de la région de Pleyben.

Il quitte son mandat départemental en 2004, y laissant l’image d’un élu particulièrement apprécié de toutes et de tous.

Jean-Michel PERHIRIN s’est éteint le 4 février à l’âge de 69 ans. Premier adjoint au maire de Lannilis de 1983 à 2008, il fut également Conseiller général de l’ancien canton de Lannilis de 1992 à 1998, dans la majorité de Charles MIOSSEC.

Cette personnalité du RPR finistérien en fut le Président de fédération de 1981 à 1988, puis le Secrétaire départemental de 1988 à 1997.

 

Les membres de l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE s’associent aux hommages rendus à ces deux personnalités, ainsi qu’à la peine de leurs familles et proches.

 

4 février 2020

L’investissement du Département victime de l’inertie de la majorité socialiste !

L’investissement du Conseil départemental victime de l’inertie de la majorité PS !

3 ans se sont écoulés entre l’analyse de la Chambre Régionale des Compte (CRC) du 31 janvier 2017 sur la gestion du Département et la décision de la majorité de réduire le niveau des investissements en 2020.

Comme la CRC le relève en 2017, le Conseil départemental affirmait vouloir maintenir une enveloppe annuelle d’investissement de 130 ME, en limitant le recours à la dette. Pour y parvenir il s’engageait à réduire (enfin !) ses charges de fonctionnement :

L’ALLIANCE le dit depuis des années : le pilotage de la dépense n’est pas fait, aucun cap n’est fixé en matière de baisse des dépenses. Il n’y a pas de contrôle de gestion digne de ce nom puisqu’il n’y a pas d’objectifs d’économies !

La CRC évoque également la nécessité de renforcer considérablement le contrôle de gestion compte tenu de la dimension de la collectivité et la complexité de ses missions et de son organisation !

Certaines mesures, demandées par la CRC en 2017, ont été mise en œuvre depuis avec le soutien de L’ALLIANCE mais elles sont totalement insuffisantes au regard du défi budgétaire à relever.

La CRC indique bien que le Conseil Départemental du Finistère se démarque de la gestion de ses voisins sur la progression de ses charges et des subventions de fonctionnement (l’ALLIANCE dénonce depuis des années cette politique clientéliste).

Or, c’est la maitrise des charges de fonctionnement qui conditionne le maintien de politique d’investissement qui est essentielle au développement des territoires. Ainsi, la CRC relève que les dépenses d’investissement baissent et qu’elles sont plus faibles en Finistère qu’ailleurs en Bretagne.

La CRC précise donc la discipline à laquelle le Conseil départemental doit s’astreindre en évoquant « des mesures d’économie incontournables » afin de resserrer les charges de fonctionnement.

Ainsi, trois ans après le rapport de la CRC, la majorité départementale qui n’a pas mis en œuvre le plan d’économies nécessaires annonce donc une baisse importante du niveau d’investissement.

Cette nouvelle mauvaise doctrine en matière d’investissement a été présentée fin août à la commission des finances dans un document dont les extraits les plus explicites sont reproduits ci-après.

Malgré l’affichage dans ces documents d’une volonté de maintenir « l’effort financier en matière d’investissement » et « le niveau annuel des dépenses d’investissement », c’est bien une baisse très importante de ces dépenses qui est proposée.

Ainsi, le document évoque des enveloppes annuelles d’investissement à hauteur de 109 millions d’euros en 2020 et 102 millions d’euros en 2022, qu’il convient de mettre en perspective avec les 130 millions d’euros annoncés comme objectif à soutenir à la CRC en 2017.

Le dernier extrait présenté ici détaille donc la baisse des dépenses d’investissement en distinguant les dépenses directes effectuées par le Département dont le niveau serait augmenté (pour financer les grands projets d’investissement comme le musée des phares et balises de 17 millions d’euros) et les dépenses indirectes, c’est-à-dire les concours aux tiers (communes ; partenaires…), qui seraient fortement réduites de 20 à 25 Millions d’euros par an pour une perte cumulée de 120 à 150 millions d’euros à l’échelle d’un mandat municipal.

Conclusion : ce sont les communes de notre département qui vont souffrir de la mauvaise gestion de la majorité socialiste.

Ces rapports accablants de la Chambre régionale des comptes !

Vous pouvez lire ici le rapport de la Chambre régionale des comptes sur l’EPCC « Chemins du patrimoine en Finistère. »

Retrouvez la synthèse de l’intervention de Maël DE CALAN, Président de l’ALLIANCE POUR LE FINISTERE, en ouverture de la Séance plénière du Conseil départemental des 30 & 31 janvier 2020 :

Madame la Présidente

La plupart des rapports qui nous sont proposés, que nous approuverons quand ils correspondent à des attentes fortes de nos concitoyens (par exemple pour la prise en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap), n’auront aucune incidence s’ils ne sont pas financés.

Comme chaque année, l’Alliance votera donc contre ce budget car c’est un mauvais budget, avec de mauvais choix en matière de gestion et de mauvais choix en matière d’investissement.

Je ne reviendrai pas sur votre refus incompréhensible de mettre en place un contrôle de gestion digne de ce nom, je ne reviendrai pas non plus sur la masse salariale qui continue à augmenter (140 millions d’euros), ni sur le budget dédié aux Mineurs Non Accompagnés qui augmente encore à 11 millions d’euros dans le Budget Prévisionnel

Non je voudrai plutôt m’étendre sur les rapports de la Chambre régionale des comptes (CRC). Le 4ème depuis le début du mandat vient de tomber, encore plus mauvais que les 3 précédents ! Ces rapports accablants dénoncent tantôt votre gestion budgétaire, tantôt votre gestion des organisations et des processus, et tantôt les deux à la fois.

Après donc un premier rapport sur le réseau Haut Débit en 2016, un deuxième sur la gestion du Département en 2017, un troisième sur la Maison Départementale des Personnes Handicapées en 2019, le quatrième rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui vient de tomber sur l’Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) Chemins du patrimoine en Finistère est tout simplement accablant.

La CRC relève une série de disfonctionnements tous plus invraisemblables les uns que les autres, qui révèlent un laxisme incroyable de votre part :

  • Laxisme sur le plan juridique
  • Laxisme sur le plan de la gouvernance
  • Laxisme sur le plan de l’action culturelle
  • Absence hallucinante d’évaluation
  • Absence de tout contrat d’objectif avec le directeur
  • Temps de travail hebdomadaire de 33 heures
  • Laxisme sur le plan financier
  • Absence de stratégie sur le plan du développement des ressources

Les observations faites par la CRC traduisent un amateurisme dans la gestion et un laxisme dans votre gestion inacceptables, quand on les met au regard des besoins exprimés dans le champ du handicap ou du vieillissement.

La conclusion de l’ensemble de ces mauvais choix de gestion, alliés à de mauvais choix d’investissement, c’est que vous devez faire des coupes. Ces coupes, ce sont les communes qui vont devoir les assumer. La majorité fait donc le choix de réduire de 15 à 20 millions d’euros par an les dotations aux communes,

Vous parlez dans tous vos rapports bureaucratiques et incompréhensibles du commun des mortels d’un Finistère équilibré, solidaire, attractif et connecté. Tout ça, ce ne sont que des mots. La réalité, elle est beaucoup moins sympathique. La réalité, c’est celle d’un exécutif à bout de souffle et à court d’idées, incapable de réformer son fonctionnement, incapable de faire des choix, incapable d’améliorer le service au public et la qualité du travail de ses agents, bref qui n’est plus à la hauteur des enjeux.

Il faut tendre vers l’égalité des tarifs de la restauration scolaire !

A l’occasion du vote du Budget 2020 pour les collèges du Finistère, Maël DE CALAN a pris la parole au nom de l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE afin de regretter l’absence d’égalité de traitement dans les tarifs des cantines scolaires entre les collégiens du public et ceux du privé.

En effet, alors que le prix moyen du repas dans un collège public est de 3,09 € pour les familles, il est en moyenne de 6 € dans un collège privé.

Cette différence s’explique par la participation du Conseil départemental aux frais des collèges publics. En effet, le coût réel d’un repas est en moyenne de 8 € dans tous les établissements. Pour les collèges relevant du réseau public, le Conseil départemental paye 4,91 € par repas, en laissant donc 3,09 aux ménages. Pour les établissements du réseau privé, faisant sans cette subvention décisive, seuls 2 € sont pris en charge par l’établissement lui-même, laissant donc 6 € à la charge des familles.

Pourtant la loi permet au Conseil départemental d’augmenter ses Dotations de fonctionnement des collèges privés afin de tendre vers l’égalité de ces tarifs pour tous les élèves.

Sur une année scolaire, cela représente en moyenne une charge de 420 € de plus pour les familles des collégiens du privé !

31 janvier 2020

500 familles en attente de places en Foyer de vie !

A l’occasion de l’examen du 5ème schéma départemental en faveur des personnes handicapées, les élus de l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE sont intervenus, par la voix de Jean-François LE BLEIS, pour exprimer leurs inquiétudes sur le manque de places d’accueil pour les personnes handicapées.

Le Conseil départemental, parfois seul, parfois avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), a la responsabilité de la création de places nouvelles dans ses établissements.

Les propres services du Conseil départemental ont affirmé qu’il y avait 480 personnes en attente de place en Foyer de vie (FDV) il y a quelques mois. D’après le Collectif des Associations de Personnes Handicapées (CAPH) elles devraient donc être 500 en ce début d’année 2020.

Le CAPH demande donc depuis plusieurs mois la création de 250 places de FDV afin de réduire de moitié la liste d’attente. Derrière chaque place attendue il y a une famille confrontée à de vraies difficultés.

La majorité assure avoir largement concerté pour créer ce schéma, mais ce ne sont pourtant que 120 places qui seront créés d’ici à 2024 !

Il y a ainsi près de 500 familles aujourd’hui dans notre département, attendant que l’un de leurs proches en situation de handicap important puisse obtenir une place et être accueilli dans l’endroit de leur souhait, dans les conditions qu’ils sont en droit d’espérer.

Ce schéma illustre bien les désaccords entre l’ALLIANCE et la majorité socialiste : l’ALLIANCE est évidemment favorable à l’orientation de ce schéma et à la création de plus de places, mais elle pense que le Conseil départemental peut et doit faire beaucoup plus pour ses compétences essentielles plutôt que de se disperser de manière dispendieuse en finançant parfois des projets extrêmement couteux comme le fameux musée des phares de Brest pour 17 millions d’euros.

Menaces sur les analyses biologiques publiques !

 

A l’occasion de l’examen du rapport sur le financement du laboratoire d’analyse Labocéa, les élus de l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE sont revenus sur les difficultés rencontrées par cet acteur essentiel de notre territoire.

Ce laboratoire public d’analyses biologiques et chimiques travaille sur la santé animale et végétale afin de garantir la sécurité alimentaire et environnementale. Il est donc essentiel à la filière agroalimentaire comme aux collectivités !

10% de leur chiffre d’affaires, soit trois millions d’euros par an, était jusque-là assuré par un client, le GDS (Groupement de Défense Sanitaire) du Finistère.

Or, la majorité socialiste du Conseil départemental ayant décidé de mettre fin à son soutien financier au GDS, ce dernier a dû cesser son partenariat avec Labocéa, laissant un trou dans les caisses à combler pour le laboratoire public.

Alors que la majorité argue que la loi NOTRe a confié cette compétence sanitaire au Conseil régional, justifiant ainsi la disparition de son soutien au GDS, l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE est intervenue par la voix de Maël DE CALAN pour rappeler que d’autres Départements ont fait le choix de maintenir leur soutien à leur GDS, prouvant donc que l’argument juridique ne tenait pas et que le choix politique devait être assumé !

Jacques GOUEROU a également pointé l’absence de prise de conscience par la majorité de l’enjeu sanitaire de Labocéa et de l’inquiétude exprimée par les quelques 90 salariés dans le Finistère, manifestée lors des vœux de leurs dirigeants.

Retrouvez ici l’article de Ouest France sur l’intervention de nos élus.

19 décembre 2019

Maison Départementale des Personnes Handicapées : que dit le rapport de la Cour Régionale des Comptes ?

La Cour Régionale des Comptes (CRC) a rendu un rapport sur la gestion de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Ce rapport insiste sur ce que l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE pointe déjà depuis quelques années, à savoir que :

  • Contrairement aux réponses qui ont parfois été faites à L’ALLIANCE POUR LE FINISTERE, les problèmes de la MDPH sont ceux du Département car, comme le rappelle la CRC, elle est placée « sous la tutelle administrative et financière du Département ».
  • La première difficulté vient des temps de traitement des demandes qui sont beaucoup trop longs (6 mois à parfois plus d’un an). Les usagers de la MDPH qui sont dans des situations personnelles difficiles ne peuvent pas supporter des délais aussi longs qui viennent alourdir les démarches qu’ils entreprennent. Les Conseillers Départementaux qui suivent certains usagers ont pu constater ces problèmes.
  • Le rapport de la CRC est sans appel : « la MDPH du Finistère n’a pas pris la pleine mesure de la Loi de 2005 ».
    • La CRC indique aussi que la «MDPH doit revenir à l’équilibre à compter de 2019 ».
    • « Les conditions d’examen des dossiers par la CDAPH n’est pas satisfaisante ».
    • « La seule implantation quimpéroise méconnaît les particularités démographiques. »
  • Il faut donc réformer en profondeur l’organisation de la MDPH et ses rapports avec le Conseil Départemental. Et ce rapport fait aussi 9 recommandations concrètes.
  • Certaines concernent l’amélioration des procédures internes de la MDPH :
    • Élargissement des plages horaires d’accueil physique
    • Instaurer la formation restreinte
    • Mettre en place les fiches de suivi
    • Renforcer la lisibilité des décisions
  • Depuis la publication de ce rapport certaines recommandations sont devenues réalité car le Département a adopté des évolutions lors des dernières CP. Notamment en ce qui concerne l’accueil dans les CDAS. Et la gestion du personnel. L’ALLIANCE a soutenu ces évolutions.
  • Mais, si les choses semblent évoluer dans le bon sens, il est regrettable d’avoir attendu tout ce temps pour prendre la mesure des dysfonctionnements et faire les réformes de la structure et ses liens avec le Conseil Départemental.
  • Ces changements sont impératifs d’autant plus que les demandes sont en hausse de 9% et le budget en baisse de 7%.
  • L’enjeu de la réforme est donc très important et il est à craindre qu’après une si grande inertie du Département, elle se fasse dans la douleur notamment au regard des inquiétudes qui pèsent parmi le personnel.
  • Le personnel, via les organisations syndicales a récemment fait connaître le mal être ressenti par les difficultés de la structure. Il n’est pas possible d’ignorer que l’insatisfaction des usagers puisse ne pas avoir d’impact sur les agents chargés de traiter les demandes.
  • A force de ne pas avoir voulu affronter les difficultés c’est donc la crise majeure qui menace.

 

Transition environnementale : il faut tenir un discours optimiste !

Intervention de Thierry Mavic en Séance plénière du 19 décembre 2019

Depuis le sommet de la Terre de RIO en 1992, l’évidence du réchauffement climatique est très largement partagée. Les rapports scientifiques s’accumulent et le constat est toujours plus alarmant.

Notre collectivité a une mission à remplir dans ce défi contre le réchauffement climatique et pour la transition écologique. Nous sommes tous attachés à l’environnement et aux menaces qui pèsent sur lui. La nature n’est ni de droite, ni de gauche.

La France, la Bretagne, le Finistère sont, déjà, plutôt des bons élèves. Mais comme la France est un pays développé parmi les plus puissants du Monde elle a une responsabilité pour montrer l’exemple et aller encore plus loin.

Dans ce rapport, il y a très peu de propositions concrètes mais surtout des incantations.

En tout état de cause il faut se garder d’avoir une posture caricaturale ou moralisatrice sur le sujet pour éviter de susciter le rejet. La réalité est bien plus complexe que les constats.

Il faut, au contraire, faire de la pédagogie, de la concertation et valoriser toutes les initiatives vertueuses et notamment celles faites par les agriculteurs ces dernières années et qui ont contribuées à améliorer par exemple la qualité des eaux.

Il faut avoir un discours optimiste pour mobiliser et sortir du pessimisme ambiant qui pense qu’en incitant à la panique générale on obtiendra des résultats…

Nous sommes passés en quelques mois d’une crise politique marquée par la démission de Nicolas Hulot, sur fond de transition écologique à une crise sociale sur fond de coût de la vie et des mobilités incarnée notamment par le mouvement des gilets jaunes.

Ce sont ici les deux faces d’une même pièce et le plus grand défi du 21ème siècle : nos modes de déplacement, de consommation, de production doivent cesser d’épuiser les ressources naturelles et de tourner le dos aux plus pauvres, aux classes moyennes, aux territoires ruraux, bref à toutes celles et ceux qui se sentent à un titre ou un autre relégué, mal représentés ou parfois méprisés.

Le département peut faire bien plus qu’il a fait jusqu’à présent face à la crise écologique, beaucoup trop de temps a déjà été perdu. Nous devons prendre notre part et relever ces défis. 

Le groupe de l’Alliance votera cette délibération.

Stop à l’agribashing !

Intervention de Jacques Gouerou en Séance plénière du 19 décembre 2019

Retrouvez la vidéo de l’intervention complète en cliquant ici.

 

Madame la Présidente,

Chers collègues,

Comme vous l’avez rappelé dans ce document, l’agriculture et l’agroalimentaire constituent de véritables piliers de l’économie bretonne et des viviers économiques riches d’environ 43 000 emplois directs, soit 1 actif sur 10 dans le Finistère : 18 000 actifs à la production, 20 000 emplois dans l’agroalimentaire, 3 500 emplois directs en amont (services, administration, enseignement), 1 400 salariés dans l’agroéquipement.

Nos agriculteurs, qu’ils soient bio ou conventionnels, sont archi-favorables et acteurs très actifs dans toutes les  demandes possibles pour se rapprocher du consommateur et des collectivités, vous le savez bien. Il faut faire attention à ne pas les décourager.

Et pour apporter de l’eau à mon moulin, l’agriculture en France vient d’être primée pour la 2e fois consécutive « modèle le plus durable et le plus vertueux du monde » par The economist intelligence unit, classement qui prend en compte non seulement la durabilité de l’agriculture mais également les performances en matière de gaspillage alimentaire, de santé et de nutrition.

Pendant ce temps mes chers collègues, nos agriculteurs vont mal. Pas seulement à cause des problèmes conjoncturels, mais surtout parce qu’ils sont devenus les victimes de dénigrements et d’attaques violentes dans le cadre de ce que l’on appelle l’agribashing.

 

Je peux vous affirmer que les agriculteurs victimes de toutes ces violences sont très atteints avec des conséquences psychologiques lourdes. Certains ne s’en remettent pas et plongent en entrainant avec eux leurs familles. Cela finira très mal.

Le revenu moyen d’un agriculteur en France est de 1050€ et 1/3 d’entre eux ne gagne que 350€ par mois. Et c’est un sujet au combien d’actualité même si l’on entend peu les agriculteurs sur le sujet : le plus mauvais régime de retraite en France est le régime agricole avec 775€ pour les hommes en moyenne et 580€ pour les femmes. Il parait qu’en 2020 ceux qui partiront pourraient avoir 1000€ soit 85% du SMIC. Mais quid des actuels retraités ?

Pendant ce temps un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. Durant mes mandats professionnels j’ai eu l’occasion de parcourir tout le département j’ai connu des collègues qui sont passés à l’acte et d’autres qui ont survécu mais qui restent dans des états psychologiques désastreux, et que dire de leurs familles ?

Madame la Présidente, chers collègues, ils font un métier formidable, ils méritent de la reconnaissance et du respect.

Ils méritent surtout votre soutien.

Je vous remercie.

Débat d’Orientation Budgétaire : une catastrophe pour l’investissement !

Intervention de Maël de Calan en Séance plénière du 19 décembre 2019

 

Madame la Présidente,

 

Dans votre rapport introduisant le DOB, vous décrivez une équation budgétaire apocalyptique, en rejetant la faute, comme c’est maintenant votre habitude sur les autres en général, et comme c’est votre habitude depuis mai 2017 sur le gouvernement. La réalité, c’est que vous cherchez à détourner l’attention de vos propres erreurs de gestion.

 

Le message a le mérite d’être clair

 

Après avoir râlé contre les contrats proposés par l’Etat pour encadrer la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2%, vous râlez maintenant contre le transfert de la Taxe Foncière aux communes.

 

Le message a le mérite d’être très clair : vous voulez continuer à augmenter les dépenses (et votre action parle pour vous, puisque vous n’avez absolument rien fait de sérieux depuis 2015, en particulier en refusant d’engager un véritable contrôle de gestion sur les politiques départementales), et vous voulez pouvoir continuer à augmenter les impôts pour financer des projets inutiles et couteux.

 

Alors il y a de vrais sujets autour de cette réforme : celui de l’autonomie financière des collectivités, celui de savoir si la TVA est le bon impôt pour remplacer la Taxe Foncière, et bien d’autres. Mais vous seriez plus légitime pour en parler s’il n’y avait pas contre vous, à votre passif, une longue histoire de hausse des impôts des finistériens.

 

Plutôt que d’augmenter les impôts, le département peut faire des économies

 

La vérité, c’est que le Conseil départemental peut dégager des marges de manœuvre s’il agit sur ses dépenses. Le contexte actuel (maintien des dotations de l’Etat, bonnes recettes fiscales avec 135 millions d’euros de droits de mutation) : c’est dans ces moments qu’il faut investir dans notre réforme, investir dans les outils de travail des agents pour augmenter leur productivité, étudier tous azimut les économies possibles, plutôt que d’en profiter pour laisser les choses aller au fil de l’eau.

 

Ce que vous préparez en refusant de réaliser toutes les économies que nous vous proposons, à chaque Commission permanente, c’est une catastrophe pour l’investissement en en particulier l’investissement des communes.

 

En effet, après la suppression des aides à la voirie communale (2 millions d’euros/an) décidée sans concertation en janvier 2016, et qui a eu un impact négatif sur les finances des petites communes rurales, nous avons appris en Commission des finances que vous vous apprêtiez à réduire de 35 à 40% le montant global des fonds de concours aux communes.

 

Ces fonds de concours qui se sont élevés en moyenne à 60 millions d’euros par an sur la période 2015-2018, seraient réduits dans le projet de la majorité pour atteindre 35 à 40 millions d’euros par an à partir de 2021. Ainsi, sur la durée du prochain mandat municipal, le manque-à-gagner cumulé pour les communes finistériennes serait compris entre 120 et 150 millions d’euros !

Cela représente 120 à 150 millions d’euros d’investissements en moins pour nos communes, soit  autant de ressources supplémentaires à trouver pour mener bien des projets qui servent concrètement le développement de vos territoires.

 

Trois exemples de mauvaise gestion socialiste

 

La séance d’aujourd’hui offre trois exemples de votre mauvaise gestion sur lesquels reviendront mes collègues :

 

  • Votre gestion de la Maison départementale des personnes handicapées : la Chambre régionale des comptes a publié un rapport sévère sur les dysfonctionnements qui pénalisent fortement les personnes handicapées qui font face à des délais d’instruction beaucoup trop longs, et les agents du département qui travaillent dans de mauvaises conditions ;

 

  • Votre gestion des Mineurs Non Accompagnés (MNA): une dépense en constante augmentation face à laquelle vous ne faites rien ou presque pour lutter contre la fraude;

 

  • Votre décision irresponsable de construire un musée des phares à Brest pour un montant global 17 millions d’euros, au lieu de se contenter de rénover celui qui existe déjà à Ouessant.

 

C’est tout le drame de votre majorité socialiste : vous fixez des objectifs de plus en plus ambitieux tout en ayant de moins en moins les moyens de les atteindre, faute d’être capable d’engager des réformes.

 

Je vous remercie.

15 octobre 2019

Retours de la Commission Permanente : les cartons rouges !

A l’occasion des Commissions permanentes de septembre et d’octobre, l’Alliance pour le Finistère s’est notamment opposée aux délibérations suivantes :

  • La revente du réseau haut débit Pen Ar Bed numérique pour 115 600 €, alors qu’il a couté 13 millions d’euros ! Le Département n’ayant trouvé aucun repreneur global pour ce réseau, il a été divisé en trois lots :
    • réseau fibre optique
    • armoires électriques
    • réseau Hertzien
  • Une subvention de 3 500 € à l’association MINGA aux positions politiques radicales contre l’agriculture conventionnelle (cf. leur site).
  • Une subvention de 10 000 € pour la création d’un baromètre de la pauvreté : ce baromètre ne s’intéresse qu’à la perception de la pauvreté auprès d’un échantillon de 1 200 Bretons seulement, et n’apportera aucune solution au problème en lui-même.
  • Une subvention de 500 000 € pour l’installation d’une turbine hydroélectrique de 16 kW au rendement énergétique faible, au moulin de l’Abbaye du Relec.

Paris à 3h : il faut taper du poing sur la table !

Depuis la séance plénière de juin il s’est passé un certain nombre de choses sur la question de l’accessibilité du Département : pour le train, le comité de pilotage s’est réuni début juillet ; et pour l’avion, la ligne aérienne entre Quimper et Paris est suspendue depuis début septembre et la décision de la Région sur le choix du candidat était attendue pour le 10 octobre.

L’actualité autour de ces deux faits récents montre à quel point il nous faut être vigilants, et le rapport présenté par la majorité lors de cette séance sur l’évolution du dossier n’est pas non plus rassurant. Globalement et objectivement on peut dire qu’il y a aujourd’hui un risque que l’amélioration de l’accessibilité du Finistère soit écrasée entre le marteau de la rareté de l’argent public et l’enclume du désintérêt des collectivités voisines qui s’estiment déjà servies par l’entrée en service de la LGV Paris-Rennes. Le Finistère est de plus en plus seul.

Face à ce risque se présentent deux options : jouer perso ou jouer collectif.

Jouer perso c’est l’échec assuré. Pas seulement un échec politique mais un échec colossal pour le développement du territoire. Pour réussir et éviter toutes les chausse-trappes il faut que nous fassions bloc. Il faut miser sur l’unité politique et mobiliser ensemble et il faut passer à la vitesse supérieure.

L’Alliance pour le Finistère est là pour travailler sincèrement et loyalement sur ce dossier majeur d’utilité publique, qui doit pouvoir faire consensus et mobiliser toutes les forces politiques finistériennes : du Conseil départemental aux parlementaires.

Même si comparaison n’est pas raison, la SNCF va inaugurer une ligne Rennes-Bruxelles, soit 700km, parcourus en 4h. En France on va donc toujours beaucoup plus vite à l’Est qu’à l’Ouest, mais les Finistériens doivent maintenant avoir accès au même confort et à la même vitesse que le reste du pays !

Mineurs Non Accompagnés : absence de transparence !

Les rapports présentés lors de cette séance plénière démontrent, une fois de plus, la volonté de la majorité de renforcer de manière continue les effectifs qui gèrent ces Mineurs Non Accompagnés. Ce sont en effet 5 postes supplémentaires qui vont y être affectés.

Cette année, le budget dédié aux Mineurs Non Accompagnés (MNA) approchera les 13 millions d’euros. Il s’élevait à 270 000 € en 2013.

L’Alliance pour le Finistère a une nouvelle fois pointé l’opacité de la majorité sur ces dépenses pourtant conséquentes. En effet, aucun suivi global de ces politiques et des dépenses correspondantes n’est assuré. Aucune ligne spécifique n’apparait dans le budget du département à ce sujet.

Or sans chiffres précis concernant le nombre de mineurs et de jeunes majeurs accueillis chaque année et le budget qui y est alloué, il est impossible d’en contrôler efficacement l’évolution et de comparer la politique du Finistère à celle des autres départements.

L’Alliance a finalement obtenu de la part des vice-présidents concernés la tenue d’une commission exceptionnelle afin que tous les éléments puissent être discutés.

Réorganisation des Territoires d’Action Sociale : échec sur le fond, échec sur la forme !

Séance plénière du 7 octobre 2019

Intervention de Maël DE CALAN

Président de l’ALLIANCE POUR LE FINISTÈRE

Conseiller départemental du canton de Saint-Pol-de-Léon

 

Madame la Présidente,

Jusqu’en juin dernier vous présentiez la Revue de l’Organisation et des Processus (ROP) comme un processus parfaitement engagé, partagé par les agents et sur lequel il n’y avait aucun problème, en vous contentant de parler des objectifs qui étaient poursuivis et auxquels nous adhérons en partie. Tout va très bien Madame la Marquise, pouvait-on croire en vous écoutant. Jusqu’à ce qu’on se rende compte que tout n’allait pas bien et que les agents étaient vent debout contre cette réforme.

Nous avons lu avec intérêt les 88 pages des « paroles d’agents » que les syndicats nous ont communiquées en amont de ce débat. Nous y avons retrouvé, page après page, l’échec de votre méthode bien plus qu’une contestation du fond.

C’est un secret de polichinelle dans cette maison, le dialogue social est exécrable depuis le début de ce mandat, je dirais même préoccupantes, et la mobilisation du personnel dans le cadre de la ROP en est le témoin. Les agents nous disent qu’il n’y pas d’interlocuteur, pas de cap, pas de personne avec qui passer des accords et avoir une parole solide sur laquelle s’appuyer pour travailler.

 

***

Ce que l’on trouve dans ces pages, ce sont les ingrédients de l’échec de votre méthode :

  • L’absence d’écoute et de concertation véritable: vous parlez d’une centaine de réunions, mais ce que nous entendons c’est que les décisions sont prises alors que la concertation n’était pas achevée, que les engagements pris envers les infirmières puéricultrices ne sont pas tenus (elles ne devaient pas être impactées par la ROP), etc. Or, l’écoute ce n’est pas l’organisation de réunions, c’est la capacité d’entendre les agents et parfois de reconnaître franchement qu’une décision est déjà prise et qu’elle ne sera plus discutée.
  • Une méthode confuse et contradictoire : avec la succession de réformes qui ne sont pas évaluées (ex. sur les IP en 2015, sur la mise en place des Directions Territoriales d’Action Sociale en 2017), on est dans le mouvement permanent sans l’expliquer aux agents, et il en résulte un malaise très profond.
  • Un mauvais management de votre part, que vos vice-présidents reconnaissent hors séance, se traduisant par exemple par des congés maladie ou des non remplacements des chefs de services (ex : Carhaix), le renouvellement au dernier moment des CDD d’agents qui vivent dans une grande précarité dans tous les Territoires d’Action Sociale, alors qu’on doit leur donner des perspectives quel que soient les contraintes économiques, ou des redécoupages qui se font sans donner là non plus de perspectives aux agents (ex : Centre Départemental d’Action Social de Châteaulin).
  • L’absence de transparence sur les objectifs recherchés: dans le débat sur le temps de travail, comme sur celui des départs en retraite, ou aujourd’hui de la ROP, vous refusez d’assumer clairement des objectifs de productivité, vous refusez d’arbitrer entre les missions, aboutissant à tirer jusqu’à la déchirure les organisations et les personnels.

 

Ce que nous contestons, et nous le disons clairement y compris aux agents, ce n’est pas votre légitimité à donner un cap à l’action sociale : c’est bien aux élus de décider, sans quoi les élections ne serviraient à rien. Ce que nous contestons, c’est l’absence d’écoute, c’est une méthode confuse, un défaut de management, et une absence de transparence sur les objectifs.

Pour conclure sur cette partie je dirai que trouver un sens ou une vision dans cette ROP que vous nous proposez, c’est comme le disait Charles Darwin, être comme des « aveugles qui, dans une pièce sombre, cherchent un chat noir qui n’y est pas ».

 

***

Au-delà de votre méthode, les rapports d’aujourd’hui signalent l’échec d’une politique qui se traduit par les dérives des frais de fonctionnement.

La contrainte budgétaire a le dos large, vous la mettez à toutes les sauces : elle consiste à se défausser de toute responsabilité en la mettant sur le dos du gouvernement, depuis 2017. La contrainte budgétaire n’est pas liée aux impôts que nous aurions diminué – ils ont augmenté de 8% il y a 2 ans ! Elle n’est pas liée à la baisse des dotations – elles ont diminué entre 2013 et 2016 mais ont été stabilisées. Cette contrainte, elle est liée à la dérive des frais de fonctionnement. Une partie que l’on subit : augmentation des frais liés au RSA, transferts de compétences non compensés par l’État, mais elle est aussi et surtout liée à l’incapacité de cette majorité à arbitrer entre ses missions, à mettre en place un contrôle de gestion systématique et rigoureux, et par des dépenses que nous contestons d’instances en instances, et permettez-moi d’en lister ici quelques-unes :

  • Musées : les grands et les petits, dont le musée des phares, dont le coût hallucinant dépasse les 17 millions d’euros ! Alors que l’EPCC coûte déjà 4 millions d’euros par an, c’est de l’investissement mais une fois construit il engendrera des frais de fonctionnement importants.
  • Pen Ar Bed numérique dans lequel nous avons englouti 13 millions d’euros pour couvrir 4 000 foyers, et que nous cédons aujourd’hui pour une bouchée de pain. Tout le monde peut se tromper, mais c’est bien aussi de le reconnaitre !
  • « Ouest go », le Blablacar breton dans lequel nous avons englouti 400 000 € ! Les 4 000 agents du Département auraient aimé une augmentation de salaire à la place de cette dépense inutile et qui va continuer via des campagnes de communications tentant de rattraper cet échec.
  • Une pluie de subventions clientélistes : formation des délégués de classe par vos amis de la ligue de l’enseignement, 10 000 € dans un baromètre de la pauvreté qui ne va améliorer en rien la lutte contre la précarité dans le département, 3500 € à l’association Minga qui oscille entre communisme et socialisme, …
  • Le budget de la communication, le budget de votre cabinet, ou vos voitures avec chauffeurs, …
  • Et surtout votre refus mystérieux, incompréhensible et coupable depuis le début du mandat de mettre en place toute forme de contrôle de gestion, d’engager une revue générale des politiques départementales pour dégager des économies que nous pourrions réinvestir dans le cœur de nos prérogatives. Ce Département doit être une des seules institutions à dépenser 1 milliard d’euro par an sans avoir des agents dont le métier est de contrôler les dépenses pour dégager des économies à réinvestir dans des dépenses prioritaires.

 

Cette politique qui consiste à ne rien faire, et à laisser dériver les dépenses, va progressivement étrangler l’investissement départemental tout en enlevant aux agents les moyens de leur travail.

Depuis 4 ans, nous nous alarmons sur le fait que ce Département est géré par des cigales et non par des fourmis. Ce dont témoigne la mobilisation des agents, c’est que les cigales chantent faux, mal, et d’un son qui ne respecte pas les agents.

Tout cela, Madame la Présidente, traduit donc bien un échec sur le fond, et un échec sur la forme !

 

10 septembre 2019

L‘autre musée des phares : la fausse bonne idée

Oui nous aimons les phares en Finistère. Ils sont vecteurs de tant d’histoires magnifiques.

Mais la vraie question est : que faire de ces phares qui ne sont plus stricto sensu à hauteur d’hommes?

S’agit-il de considérer qu’ils ont fait leur temps et que finalement leur vocation ultime consiste à devenir des pièces de musée ? Ou bien devons-nous, fidèles à nos racines, nous attacher à ce qu’ils demeurent des constructions fraternelles, bienveillantes et salvatrices ?

Alors même que le Département peine à financer ses politiques sociales, la majorité départementale dégage des moyens colossaux pour financer un deuxième musée des phares à Brest.

Entretenir l’histoire des phares est une idée respectable. Mais pourquoi ne pas se donner, d’abord, les moyens d’entretenir les phares existants qui sauvent des vies au jour le jour ?

Sur un budget global estimé à 18,4 millions d’euros pour la création de ce Centre National des Phares, les dépenses vont bon train pour ce projet considéré comme prioritaire par les socialistes. En un an, le coût des travaux du deuxième musée des phares qui doit s’installer sur le port de Brest a augmenté de 6,6%. Au final, pour cette « antenne » du musée d’Ouessant, le budget atteint déjà 9,5 millions d’euros.

Entretenir la mémoire, c’est bien. Mais entretenir et développer l’efficacité de nos équipements et infrastructures, c’est notre priorité !

Maël DE CALAN – Président de l’ALLIANCE POUR LE FINISTERE

Sophie BOYER – Conseillère Départementale du canton de Fouesnant

Véronique BOURBIGOT – Conseillère Départementale du canton de Brest 4

3 juillet 2019

Centre d’interprétation des phares à Brest : un projet complètement déraisonnable et ruineux

Alors même que le département du Finistère ne parvient plus à exercer correctement ses compétences (manque de places d’accueil pour les personnes âgées ou handicapées, manque d’investissements routiers, soutiens aux agriculteurs rognés), la Présidente a fait de la création d’un deuxième musée des phares à Brest une priorité.

Cette décision est incompréhensible, tant ce projet est déraisonnable et ruineux.

Déraisonnable, car il s’agit bien d’un deuxième musée qui serait créé à Brest, et qui viendrait concurrencer le Musée des phares et balises qui existe déjà à Ouessant !

Ruineux, car ce deuxième musée à Brest couterait pas moins de 6,5 millions d’euros, qui viendraient s’ajouter au coût de la rénovation du Musée des phares et balises dans le phare du Creach à Ouessant, pour un coût total qui dépasse déjà 17 millions d’euros !

L’argent public ne peut plus être gaspillé comme cela. En engageant autant d’argent public sans vision et sans stratégie, après avoir refusé de signer le pacte de responsabilité proposé par le gouvernement pour limiter l’augmentation des dépenses publiques, le département enverrait un signal désastreux. 

Pour toutes ces raisons, nous demandons solennellement à la Présidente du Conseil Départemental de renoncer à son projet somptuaire, et de recentrer notre collectivité sur ses compétences clés.

Maël DE CALAN – Président de l’ALLIANCE POUR LE FINISTERE

Véronique BOURBIGOT et Pierre OGOR – Conseillers Départementaux du Canton de Brest4

 Sophie BOYER – Conseillère Départementale du Canton de Fouesnant – Chargée du suivi du projet

25 février 2019

Le scandale du centre national des phares

La politique culturelle menée par le département mélange beaucoup de choses. Cela va du soutien aux associations d’anciens combattants, aux bibliothèques en passant par les arts visuels. Autant de sujets sur lesquels nous sommes d’accord.

Cependant, il contient aussi des budgets qui dérapent, pour financer des politiques avec lesquelles nous ne sommes pas du tout d’accord. C’est le cas du Centre national des phares des phares et balises pour lequel la majorité socialiste a ouvert une enveloppe budgétaire de 17 millions d’euros !

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18 octobre 2018

Mettre Brest et Quimper à 3h de Paris

L’accessibilité du Finistère est une question primordiale. Ce sujet avait disparu des radars ces dernières années, mais nous l’avons remis sur la table et même sur le bureau du Président de la République. Il nous a répondu assez clairement lors de son discours à Quimper. Maintenant, les conseillers départementaux doivent travailler avec toutes les parties concernées pour faire aboutir les projets.
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