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19 décembre 2019

Débat d’Orientation Budgétaire : une catastrophe pour l’investissement !

Intervention de Maël de Calan en Séance plénière du 19 décembre 2019

 

Madame la Présidente,

 

Dans votre rapport introduisant le DOB, vous décrivez une équation budgétaire apocalyptique, en rejetant la faute, comme c’est maintenant votre habitude sur les autres en général, et comme c’est votre habitude depuis mai 2017 sur le gouvernement. La réalité, c’est que vous cherchez à détourner l’attention de vos propres erreurs de gestion.

 

Le message a le mérite d’être clair

 

Après avoir râlé contre les contrats proposés par l’Etat pour encadrer la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2%, vous râlez maintenant contre le transfert de la Taxe Foncière aux communes.

 

Le message a le mérite d’être très clair : vous voulez continuer à augmenter les dépenses (et votre action parle pour vous, puisque vous n’avez absolument rien fait de sérieux depuis 2015, en particulier en refusant d’engager un véritable contrôle de gestion sur les politiques départementales), et vous voulez pouvoir continuer à augmenter les impôts pour financer des projets inutiles et couteux.

 

Alors il y a de vrais sujets autour de cette réforme : celui de l’autonomie financière des collectivités, celui de savoir si la TVA est le bon impôt pour remplacer la Taxe Foncière, et bien d’autres. Mais vous seriez plus légitime pour en parler s’il n’y avait pas contre vous, à votre passif, une longue histoire de hausse des impôts des finistériens.

 

Plutôt que d’augmenter les impôts, le département peut faire des économies

 

La vérité, c’est que le Conseil départemental peut dégager des marges de manœuvre s’il agit sur ses dépenses. Le contexte actuel (maintien des dotations de l’Etat, bonnes recettes fiscales avec 135 millions d’euros de droits de mutation) : c’est dans ces moments qu’il faut investir dans notre réforme, investir dans les outils de travail des agents pour augmenter leur productivité, étudier tous azimut les économies possibles, plutôt que d’en profiter pour laisser les choses aller au fil de l’eau.

 

Ce que vous préparez en refusant de réaliser toutes les économies que nous vous proposons, à chaque Commission permanente, c’est une catastrophe pour l’investissement en en particulier l’investissement des communes.

 

En effet, après la suppression des aides à la voirie communale (2 millions d’euros/an) décidée sans concertation en janvier 2016, et qui a eu un impact négatif sur les finances des petites communes rurales, nous avons appris en Commission des finances que vous vous apprêtiez à réduire de 35 à 40% le montant global des fonds de concours aux communes.

 

Ces fonds de concours qui se sont élevés en moyenne à 60 millions d’euros par an sur la période 2015-2018, seraient réduits dans le projet de la majorité pour atteindre 35 à 40 millions d’euros par an à partir de 2021. Ainsi, sur la durée du prochain mandat municipal, le manque-à-gagner cumulé pour les communes finistériennes serait compris entre 120 et 150 millions d’euros !

Cela représente 120 à 150 millions d’euros d’investissements en moins pour nos communes, soit  autant de ressources supplémentaires à trouver pour mener bien des projets qui servent concrètement le développement de vos territoires.

 

Trois exemples de mauvaise gestion socialiste

 

La séance d’aujourd’hui offre trois exemples de votre mauvaise gestion sur lesquels reviendront mes collègues :

 

  • Votre gestion de la Maison départementale des personnes handicapées : la Chambre régionale des comptes a publié un rapport sévère sur les dysfonctionnements qui pénalisent fortement les personnes handicapées qui font face à des délais d’instruction beaucoup trop longs, et les agents du département qui travaillent dans de mauvaises conditions ;

 

  • Votre gestion des Mineurs Non Accompagnés (MNA): une dépense en constante augmentation face à laquelle vous ne faites rien ou presque pour lutter contre la fraude;

 

  • Votre décision irresponsable de construire un musée des phares à Brest pour un montant global 17 millions d’euros, au lieu de se contenter de rénover celui qui existe déjà à Ouessant.

 

C’est tout le drame de votre majorité socialiste : vous fixez des objectifs de plus en plus ambitieux tout en ayant de moins en moins les moyens de les atteindre, faute d’être capable d’engager des réformes.

 

Je vous remercie.

15 octobre 2019

Retours de la Commission Permanente : les cartons rouges !

A l’occasion des Commissions permanentes de septembre et d’octobre, l’Alliance pour le Finistère s’est notamment opposée aux délibérations suivantes :

  • La revente du réseau haut débit Pen Ar Bed numérique pour 115 600 €, alors qu’il a couté 13 millions d’euros ! Le Département n’ayant trouvé aucun repreneur global pour ce réseau, il a été divisé en trois lots :
    • réseau fibre optique
    • armoires électriques
    • réseau Hertzien
  • Une subvention de 3 500 € à l’association MINGA aux positions politiques radicales contre l’agriculture conventionnelle (cf. leur site).
  • Une subvention de 10 000 € pour la création d’un baromètre de la pauvreté : ce baromètre ne s’intéresse qu’à la perception de la pauvreté auprès d’un échantillon de 1 200 Bretons seulement, et n’apportera aucune solution au problème en lui-même.
  • Une subvention de 500 000 € pour l’installation d’une turbine hydroélectrique de 16 kW au rendement énergétique faible, au moulin de l’Abbaye du Relec.

Paris à 3h : il faut taper du poing sur la table !

Depuis la séance plénière de juin il s’est passé un certain nombre de choses sur la question de l’accessibilité du Département : pour le train, le comité de pilotage s’est réuni début juillet ; et pour l’avion, la ligne aérienne entre Quimper et Paris est suspendue depuis début septembre et la décision de la Région sur le choix du candidat était attendue pour le 10 octobre.

L’actualité autour de ces deux faits récents montre à quel point il nous faut être vigilants, et le rapport présenté par la majorité lors de cette séance sur l’évolution du dossier n’est pas non plus rassurant. Globalement et objectivement on peut dire qu’il y a aujourd’hui un risque que l’amélioration de l’accessibilité du Finistère soit écrasée entre le marteau de la rareté de l’argent public et l’enclume du désintérêt des collectivités voisines qui s’estiment déjà servies par l’entrée en service de la LGV Paris-Rennes. Le Finistère est de plus en plus seul.

Face à ce risque se présentent deux options : jouer perso ou jouer collectif.

Jouer perso c’est l’échec assuré. Pas seulement un échec politique mais un échec colossal pour le développement du territoire. Pour réussir et éviter toutes les chausse-trappes il faut que nous fassions bloc. Il faut miser sur l’unité politique et mobiliser ensemble et il faut passer à la vitesse supérieure.

L’Alliance pour le Finistère est là pour travailler sincèrement et loyalement sur ce dossier majeur d’utilité publique, qui doit pouvoir faire consensus et mobiliser toutes les forces politiques finistériennes : du Conseil départemental aux parlementaires.

Même si comparaison n’est pas raison, la SNCF va inaugurer une ligne Rennes-Bruxelles, soit 700km, parcourus en 4h. En France on va donc toujours beaucoup plus vite à l’Est qu’à l’Ouest, mais les Finistériens doivent maintenant avoir accès au même confort et à la même vitesse que le reste du pays !

24 octobre 2018

Il y a urgence pour le SMUR de Douarnenez

Depuis juillet dernier, les ambulances qui interviennent la nuit et les week-ends dans le canton de Douarnenez partent de Quimper et mettent plus de 30 minutes à arriver ! Les conseillers départementaux du canton de Douarnenez Didier Guillon et Jocelyne Poitevin ont demandé à l’ARS de les recevoir pour que cette situation prenne fin.

Retrouvez les articles de presse du Ouest-France et du Télégramme sur le sujet en cliquant sur les liens. Retrouvez également le courrier envoyé au directeur général de l’ARS pour l’alarmer de cette situation.

 


Blablacar socialiste, refus des 35 heures… des millions d’€ gaspillés !

Pendant la Séance budgétaire des 1er et 2 février 2018, la majorité socialiste a balayé d’un revers de main toutes les pistes d’économies que nous leur avons proposées. Ce sont ainsi plusieurs millions d’euros d’économies qui n’ont pas été considérés, car ces économies requièrent de la volonté politique et parfois de la fermeté de la part de l’exécutif. Retour sur ces dépenses qui ne seront pas revues en 2018.

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